L’Union européenne et l’Algérie ont conclu un nouveau partenariat sur l’agriculture biologique. Le but ? Structurer durablement le secteur biologique algérien et moderniser le cadre réglementaire.
partenariat, lancé jeudi au siège de la Chambre nationale de l’agriculture à Alger, sera piloté par le ministère de l’Agriculture.
Il repose sur cinq volets : consolidation du cadre juridique et institutionnel, création d’un dispositif de labellisation solide, accompagnement des filières agricoles dans la transition vers ces nouvelles normes, élaboration de cinq cahiers des charges et sensibilisation du grand public à l’agriculture biologique.
Il s’agit d’une avancée importante pour l’Algérie, qui souhaite augmenter sa production biologique car actuellement, elle doit faire appel à des organismes étrangers pour obtenir la certification « bio » pour ses produits, faute de normes. Avec la création d’un label agricole de qualité national, l’Algérie répondra aux nouvelles exigences de l’Union européenne, édictées certes en 2022, mais avec une période de transition allant jusqu’en décembre prochain.
L’enjeu de ce partenariat est donc de taille pour l’Algérie car seulement 4 000 hectares de terres sont dédiés à l’agriculture biologique dans le pays. Et le marché du bio est colossal en Europe. En 2024, un peu plus de 3 000 tonnes de produits biologiques ont été exportés vers l’Union européenne.
Source RFI

